17 provinces et de nombreuses communes demandent à être indemnisées par TEPCo

Selon le Maïnichi, qui a enquêté auprès des 47 provinces du Japon et de nombreuses agglomérations, 17 provinces et 7 grandes villes ont déposé des demandes de compensation auprès de TEPCo. Il y a toutes les provinces du Tôhoku et du Kantô, ainsi que Mié et Shimané plus à l’Ouest.

La compagnie n’a accepté d’indemniser qu’une partie des demandes, pour un total de 36,29 milliards de yens (267 millions d’euros) sur 56,36 milliards (414 millions d’euros) demandés. Sont indemnisés, par exemple, la baisse des revenus des compagnies en charge du traitement de l’eau, le contrôle des aliments dans les cantines scolaires et des produits agricoles, la prise en charge des déchets radioactifs… Dans certains cas, TEPCo a limité dans le temps, la prise en charge des mesures post-accidentelles.

D’autres demandes ont été rejetées, comme la baisse des revenus des taxes locales liée au départ des évacués « volontaires », les campagnes contre les « rumeurs néfastes » à Akita ou l’aide apportée par la province de Gunma aux victimes de la catastrophe…

Cinq provinces (Aomori, Akita, Yamagata, Miyagi et Chiba) ont donc saisi la commission de conciliation pour être remboursées d’une partie des sommes engagées. Celle de Gunma et la ville de Sendaï (Miyagi) devraient suivre. Celle d’Iwaté est déjà parvenue à un accord avec TEPCo, qui compensera à hauteur de 250 000 millions de yens (1,8 million d’euros).

Dans les trois provinces les plus touchées (Fukushima, Miyagi et Iwaté), la plupart des communes ont déposé des demandes d’indemnisation pour un total de 62,88 milliards de yens (462 millions d’euros) et TEPCo n’a accepté de payer que 8,65 milliards de yens (64 millions d’euros).

Si l’on ajoute ce qui a été demandé par les provinces et les communes, le Maïnichi arrive à un total supérieur à 120 milliards de yens.