11 800 habitations à détruire dans les zones évacuées de la catastrophe nucléaire

Les habitations des zones évacuées sont restées plusieurs années à l’abandon après avoir, parfois, été endommagées par le séisme de mars 2011. Beaucoup ne sont plus réparables et doivent être détruites. Selon les dernières données, dans les 11 communes évacuées, il y a 11 800 demandes de démolition, sans compter les zones les plus contaminées, pudiquement appelées de retour difficile. 8 700 habitations ont déjà été démolies. Le ministère de l’environnement voulait terminer pour mars 2018, cela risque de ne pas être possible. C’était 6 700 en avril dernier.

Selon le Fukushima Minpo, de nouvelles demandes continuent à arriver, même après la levée des ordres d’évacuation. A Tomioka et Namié, où les ordres d’évacuer ont été levés en avril dernier, plus de 400 nouvelles demandes de démolition ont été déposées dans chaque commune depuis le 1er avril 2017, c’est plus que le nombre de démolitions sur la même période. Le ministère de l’environnement envisage de reporter la date limite pour déposer les demandes.

Cette destruction du cadre de vie, des repères et du passé est une des tristes conséquences de la catastrophe nucléaire qui a engendré des évacuations prolongées. Plus rien ne sera jamais plus comme avant et aucun retour à la normale n’est possible.